Depuis 2017 et la sortie de leur premier album « Me.Ow », on entend parler de The Darts partout dans le monde, car les filles se sont imposées aujourd’hui comme l’un des groupes féminins les plus actifs à l’échelle internationale. Le combo était en concert (sold out) vendredi dernier au Botanique.
Dans le paysage musical actuel, où les genres se mélangent et les frontières s’estompent, The Darts se démarquent comme un groupe de garage rock américain qui allie puissance, mélodie et une touche mystérieuse. Formé en 2016 à Phoenix, Arizona, ce groupe entièrement féminin a su capturer l’attention des amateurs de musique avec un son brut et énergique, tout en revendiquant une place importante dans la scène rock contemporaine.
Le son de The Darts est un mélange explosif de riffs de guitare accrocheurs, de rythmes entraînants et de voix puissantes.
Le groupe s’inspire de l’héritage du garage rock des années 60 et 70, tout en y ajoutant une touche moderne qui les rend uniques.
The Darts ne sont d’ailleurs pas seulement un groupe de garage rock ! Avec leur son distinctif, leur énergie contagieuse et leur engagement envers des causes importantes, elles captivent leur public et redéfinissent ce que signifie être une femme dans le monde du rock.
C’est devant un Witloof Bar qui affiche complet que le band emmené par la jolie et charismatique Nicole Laurenne a offert un concert d’une folle énergie.
Pas de support act, à 20h30 les filles montent sur la scène centrale et démarrent leur set avec Underground, suivi de My Heart is a Graveyard et Spy Girl. La voix de Nicole déchire, et son orgue Farfisa émet un son ensorcelant propulsé par une rythmique épileptique.
A la guitare Louise Sordoillet est beaucoup plus remuante que ne l’était l’ancienne guitariste tandis que le tandem Marie Rose Gonzalez à la batterie et Christina Nunez à la basse envoient du lourd.
Sans cesse en mouvement, torturant son orgue et maltraitant son clavier Nicole se roule sur le sol, démonte le couvercle de son orgue qu’elle confie à un spectateur (qui lui cirera les pompes !), le chevauche, le fait basculer, tout ça avec une énergie communicative et en arborant un sourire ravageur.
Les titres s’enchainent, tous plus irrésistibles les uns que les autres : Strange Days, Under The Gun, Pink Slip, Carry Me Home, Your Show, Get Spooky, Pour Another où Nicole fait chanter le public, Bring it back, Breakup Makeup, Hell Yeah et Intersex.
Le public est conquis et les filles mouillent littéralement leurs chemises.
En rappel Love Tsunami/Hang Around, Shit Show et Liar clôturent un set formidable d’une petite heure, mais il n’en fallait pas plus pour laisser un souvenir impérissable aux spectateurs présents ce soir là.
The Darts fait partie de ces bands féminins incontournables dont on tombe vite addict, et bonne nouvelle il est fort probable que les demoiselles reviennent nous ensorceler en mars 2025.
Et cette fois vous n’aurez aucune excuse si vous n’êtes pas au rendez vous !
Jean-Pierre Vanderlinden / Photos Hugues Timmermans















